04 décembre 2012

Le monde de Julien Gracq est un monde de qualités, c’est-à-dire magique. Lui-même, par la bouche de son héros : le Beau Ténébreux [deux adjectifs], reconnaît dans la terre une réalité fermée, dont il espère mettre en mouvement, par " une espèce d’acupuncture tellurique ", les centres nerveux, les points d’attache de la vie. Il semble que lorsque le monde devient magique, plusieurs sortes de transformations se produisent. D’abord, les objets font place aux éléments : une instabilité générale menace la configuration des choses... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

03 décembre 2012

 ... J’ai lu avec le plus grand intérêt le Château d’Argol. Le début est un peu lent, mais dès le premier quart du livre, le talent est évident. Une atmosphère lourde, pleine, donne une impression inoubliable. Le style est par moment d’une grande beauté. C’est dans l’ensemble trop bien pour avoir du succès – que n’ai-je, dans mon trou dijonnais, une revue convenable pour faire un compte-rendu. En tout cas, transmettez à l’auteur mes très sincères compliments.
Posté par AUGDER à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
24 novembre 2012

Il y a, sous la croûte obscure de la langue, comme dans les profondeurs de la mer et les hauteurs du ciel, des châteaux et des presqu'îles. L'objet de la littérature est leur « magique étude»: travail de géographe inspiré, de sourcier ou d'astrologue, tel l'abbé Blanès passant ses nuits au sommet d'une tour à calculer les conjonctions d'étoiles les plus heureuses. La fonction première du poète, ce savant aux « vertus primitives », est de garder la merveille intacte. Il compte obstinément les têtes d'épingles de la beauté dans la nuit... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 01:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
07 août 2010

L'Amour selon K. DIck

« Ce livre a été écrit alors que je connaissais une période de stabilité exceptionnelle. Nancy et moi avions une maison, un enfant et pas mal d'argent. Tout allait bien. À ce moment-là, j'opposais la chaleur de Nancy et la froideur des gens que j'avais connu auparavant. Je commençais à élaborer ma théorie de l'humain contre l'androïde, cet humanoïde bipède qui n'est pas d'essence humaine. Nancy m'avait révélé pour la première fois quel pouvait être le portrait d'un être humain vrai : tendre, aimant, vulnérable. Et je... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 11:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
09 janvier 2010

Kafka

"Von der Literatur aus gesehen ist mein Schicksal sehr einfach. Der Sinn für die Darstellung meines traumhaften innern Lebens hat alles andere ins Nebensächliche gerückt und es ist in einer schrecklichen Weise verkümmert und hört nicht auf zu verkümmern. (Kafka, KT 421)1" Quant à la littérature, mon devenir est très simple. Le sens de la représentation de ma vie onirique interne a repoussé tout le reste au rang de l'insignifiance, et tout le reste s'est étiolé d'une manière effrayante, et ne s'arrête pas de... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 11:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
04 novembre 2009

Marie NDiaye

"Je trouve la France (de Nicolas Sarkozy) monstrueuse. Le faut que (mon compagnon, mes enfants et moi) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... "Besson, Hortefeux, tous ces gens - là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 18:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 octobre 2009

Nathalie Sarraute

Il y a dix ans est morte Nathalie Sarraute.
Posté par AUGDER à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
19 octobre 2009

Jacques Chessex

"La figure de ma mère et de ma soeur, qui m'ont d'ailleurs très fortement accompagné tout au long de ma vie, car j'ai toujours été profondément liè à l'une comme à l'autre - de façons différentes, certes -ces deux images n'ont jamais été mêlées pour moi à des mystères, à des fantasmes ou des représentations d'ordre sexuel. Jamais." (Transcendance et transgression, La bibliothèque des arts, p. 70)
Posté par AUGDER à 18:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :