14 février 2011

Le Bien de Platon

"Dans le Timée (29e-30a [‘29e’]) les rapports mathé­matiques ou les formes géométriques qui sont supposés par l’astronome pour expliquer les mouvements des astres ne sont à leur tour expliqués que parce qu’ils réalisent un plan du démiurge, plan qui dérive de sa bonté ; la bonté est ce que tout présuppose, sans rien présupposer du tout. Ce qu’Aristote appellera la cause finale est la cause véritable et absolue, qui donne l’explication dernière ; comme les vertus elles‑mêmes, la justice et la beauté ne valent rien, si on ne... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 11:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

13 février 2011

La maïeutique de Socrate

Un pareil entretien transforme l’auditeur ; le contact de Socrate est comme celui de la torpille ; il paralyse et déconcerte ; il amène à regarder en soi-même, à donner à son attention une direction inhabituelle [1] : les passionnés, comme Alcibiade, savent bien qu’ils trouveront auprès de lui tout le bien dont ils sont capables, mais le fuient parce qu’ils craignent cette influence puissante qui les amène à se réprimander eux‑mêmes. L’effet de l’examen que Socrate force son auditeur à faire, c’est en effet de lui faire... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
12 février 2011

Le socratisme, science du rien

Qu’enseignait-il ? A en croire Xénophon et Aristote, Socrate serait avant tout l’inventeur de la science morale et l’initiateur de la philosophie des concepts. « Socrate, dit Aristote, traite des vertus éthiques, et à leur propos, il cherche à définir uni­versellement... ; il cherche ce que sont les choses. C’est qu’il essayait de faire des syllogismes ; et le principe des syllogismes, c’est ce que sont les choses... Ce que l’on a raison d’attribuer à p.93 Socrate, c’est à la fois les raisonnements inductifs et les... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
11 février 2011

La religion non religieuse de Socrate

Cette force intérieure qui le pousse vers les autres, Socrate la sent comme une mission divine. Il faut insister sur ce caractère religieux : le point de départ de son activité à Athènes n’est-il pas la réponse de la Pythie de Delphes à son enthousiaste ami Chéréphon à qui il fut révélé que personne n’était plus sage que Socrate ? C’est Apollon « qui lui avait assigné pour tâche de vivre en philosophant, en se scrutant lui-même et les autres [1] » ; rien d’exceptionnel d’ailleurs, en ce temps, à l’interprétation que... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
10 février 2011

Socrate (I)

Le refus de l'agonistique « …tous s’accordent sur l’étrangeté et l’originalité de ce sage ; le fils du tailleur de pierres et de la sage-femme Phéna­rète, qui, vêtu d’un manteau grossier, parcourait les rues pieds p.90 nus, qui s’abstenait de vin et de toute chère délicate, d’un tem­pérament extraordinairement robuste, l’homme à l’extérieur vulgaire, au nez camus et à la figure de silène [1], ne ressemblait guère aux sophistes richement habillés qui attiraient les Athéniens ni aux sages d’autrefois, qui... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
10 février 2011

Le Mensonge de Gorgias

L’autre issue, c’est la pure virtuosité, celle que l’on trouvait déjà dans le traité de Gorgias sur le non-être, où se servant des moyens dialec­tiques de l’éléatisme, il démontre qu’il n’y a rien, ou que si quelque chose existe, c’est inconnaissable, ou que, si c’est con­naissable, c’est impossible à transmettre aux autres [1]. [1] Sur le traité de Gorgias, cf. pseudo-ARISTOTE, Sur Gorgias, Xénophane et Mélissos, fin ; sur Protagoras, ARISTOTE, Rhétorique, III, 5 ; sur Prodicus, PLATON, Prota­goras,... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

09 février 2011

Les sophistes, humanistes avant l'heure, oublieux de la sophie

De cet humanisme, qui attend tout de l’art et de la culture, fait foi le fameux début du traité de Protagoras : « L’homme est la mesure de toutes choses, de ce qu’elles sont pour celles qui sont, de ce qu’elles ne sont pas, pour celles qui ne sont pas. » C’est au surplus des seules choses humaines que l’homme doit s’occuper. « Quant aux dieux, je ne puis savoir ni qu’ils sont, ni qu’ils ne sont pas ; trop d’obstacles s’y opposent, obscurité du sujet et brièveté de la vie [1]. » Il y a là tout un programme qui aspire à une... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 10:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
05 janvier 2011

L'atome de Démocrite

Mais dans ce moule archaïque, il introduit une nouveauté con­sidérable, c’est la doctrine des atomes ; la physique démocri­téenne est la première physique corpusculaire bien nette : la masse infinie où se trouvent mélangées les semences de tous les mondes est faite d’une infinité de petits corpuscules, invisibles à cause de leur petitesse, indivisibles (atomes), complètement pleins, éternels, gardant chacun la même forme, mais présentant une infinité de formes différentes, à qui il donne le nom d’idées, celui même que... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 12:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
05 janvier 2011

Les Pythagoriciens au Feu Central

Nous n’avons pour tout document certain, à part les fragments de Philolaüs dont l’authenticité est contestée [1], que les textes où Aristote expose les doctrines des pythagoriciens, sans préciser davantage. Un trait doit en être retenu, c’est leur émancipation à peu près complète de la cos­mogonie ionienne ; dire en effet, comme ils le font, que les choses sont faites de nombres, cela ne peut avoir le même sens que de p.76 dire qu’elles sont faites de feu ou d’air. De quelque manière qu’on imagine ces nombres, comme des... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 12:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
05 janvier 2011

Anaxagore et le tourbillon du Nous

Anaxagore donne une solution nouvelle au conflit de Parmé­nide avec l’esprit ionien. Il reste attaché au principe mainte­nant dominant qu’il n’y a ni génération ni corruption ; « rien ne naît ou n’est détruit, mais il y a mélange et séparation des choses qui sont [1]. Mais il s’agit d’expliquer le changement, et comment une chose peut venir d’une autre. Anaxagore sent très vivement, comme tous les Ioniens, l’infinie diversité des choses ; il y a beaucoup de choses et de toutes sortes : os, chair, etc., dont chacune a des ... [Lire la suite]
Posté par AUGDER à 12:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,