30 novembre 2010

De la dialectique au paradoxe

« Le moyen est le suivant, qui utilise les meilleures ressources de l’intelligence, enfin réintroduite à sa place, par là : que l’on s’habitue à entendre dans toute proposition, que l’on perçoit, le contraire qu’elle enveloppe, et à raisonner sur les deux à la fois au lieu d’une seule. La succession dans le temps serait ainsi brisée, ou du moins grandement réduite pour le commencement, et une communication autre que dialectique serait possible. De notre maître qu’il est dans notre civilisation, demeurée primitive sous... [Lire la suite]
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29 novembre 2010

Doute et langage: de la réticence au silence

« Donc, il n’existe pas de proposition catégoriquement affirmative, c'est-à-dire qui ne contienne pas en elle au moins une réticence. De fait, en connaissez-vous une qui ne soit pas ensuite contestée ? Le doute est en nous. Je présume au reste qu’il est là pour cela, je veux dire pour qu’on apprenne enfin à bien parler. Cependant la vie est dure, et n’y va pas par quatre chemins : si tu dis oui, c’est oui, si tu dis non, c’est non. Or ce n’est pas possible. Voilà tout le problème. Le langage ne peut pas. Il ne dit pas ce qui... [Lire la suite]
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28 novembre 2010

Logique/Logos/Silence

« Parler, c’est recouvrir le mouvement de la vie, qui se produit au même moment, par des mots qui peuvent le désigner, l’annoncer, le commenter ou l’ordonner, mais aussi de plus loin continuer tout simplement la conversation en cours. Tout en me promenant il m’arrive ainsi de dire : “tiens, voilà des acacias en fleurs”, ou bien “si on allait jusqu’à ce tournant pour s’y asseoir”, ou bien “j’ai soif”, ou bien “tu te sens mal ?”, ou bien “je me demande si les prunes qui sont restées petites vont maintenant grossir ou... [Lire la suite]
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27 novembre 2010

De la limite à l'illimité

« La vie se charge bien, toute seule, de rabattre nos entreprises, celle de la connais­sance comme celle de l’amour, on n’a guère fait dans le romantisme que réfléchir à cela depuis Pascal, et l’on sait maintenant pour sûr que toutes nos passions s’accomplissent dans la mort seulement. Ainsi la vie, peut-être, a ceci de commun avec la pensée, qu’elles font toutes les deux le même métier, l’une plus discrètement, donc plus tyranniquement, l’autre plus ouvertement, donc avec plus de faiblesse, celui qui consiste à nous enseigner... [Lire la suite]
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