11 janvier 2019

Ennéade III, 5, L'Amour, Plotin. (Traduction Bouillet)VII. Platon, racontant la naissance de l’Amour[32], dit que Poros, s’enivra de nectar (car il n’y avait pas encore de vin, ce qui implique que l’Amour naquit avant le monde sensible). Par suite, Penia, la mère de l’Amour, a dû participer à la nature intelligible elle-même, et non à une simple image de la nature intelligible : elle s’est donc approchée de l’essence intelligible et elle s’est ainsi trouvée mélangée de forme et d’indétermination[33]. L’âme, en effet, ayant en... [Lire la suite]
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11 janvier 2019

Ennéades, V,8, du beau intelligible, Plotin. (Traduction Bouillet).IX. Supposez par la pensée que dans le monde sensible chaque être demeure ce qu’il est, en se confondant avec les autres dans l’unité du tout autant qu’il en est capable, en sorte que tout ce qui frappe nos regards se perde dans cette unité. Imaginez une sphère transparente placée en dehors du spectateur et dans laquelle on puisse, en y plongeant le regard, voir tout ce qu’elle renferme, d’abord le soleil et les autres étoiles ensemble, puis la mer, la terre, et tous... [Lire la suite]
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11 janvier 2019

Ennéade première, livre 6, Plotin (Trad. Bouillet)[8] Comment faut-il s'y prendre, que faut-il faire pour arriver à contempler cette Beauté ineffable, qui, comme la divinité dans les mystères, reste cachée au fond d'un sanctuaire et ne se montre pas au dehors, pour ne pas être aperçue des profanes? Qu'il s'avance dans ce sanctuaire, qu'il y pénètre, celui qui en a la force, en fermant les yeux au Spectacle des choses terrestres, et sans jeter un regard en arrière sur les corps dont les grâces le charmaient jadis. S'il aperçoit encore... [Lire la suite]
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11 janvier 2019

Première Ennéade, Livre VI, du Beau, Plotin (traduction Bouillet).[7] Il nous reste maintenant à remonter au Bien auquel toute âme aspire. Quiconque l'a vu, connaît ce qui me reste à dire, sait quelle est la beauté du Bien. En effet, le Bien est désirable par lui-même (19); il est le but de nos désirs. Pour l'atteindre, il faut nous élever vers les régions supérieures , nous tourner vers elles et nous dépouiller du vêtement que nous avons revêtu en descendant ici-bas, comme, dans les mystères, ceux qui sont admis à pénétrer au fond du... [Lire la suite]
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17 mars 2013

"Quand [les Stoïciens] disent que toutes les choses sont des corps, ils veulent dire que toutes les choses se définissent par tonos, l’effort contracté qui définit la chose. L’espèce de contraction, la force embryonnée qui est dans la chose, si vous ne la trouvez pas, vous ne connaissez pas la chose. Ce que Spinoza reprendra avec l’expression, «qu’est-ce que peut un corps?» Autre exemple. Après les stoïciens, au début du christianisme, se développe un type de philosophie très extraordinaire: l’école néo-platonicienne. Le préfixe... [Lire la suite]
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30 octobre 2012

Mais s'il est besoin de rapporter ici le jugement des sages. Qui est plus sage ou plus véridique qu'Apollon ? Amélius consulta ce dieu pour savoir ce qu'était devenue l'âme de Plotin et voici la réponse que fit celui qui avait prononcé que Socrate était le plus sage de tous les hommes. « Je chante une hymne immortelle pour un excellent ami. Je veux tirer de ma guitare des sons admirables. J'invoque les Muses, afin qu'elles joignent l'harmonie de leurs voix à mes sons, comme elles firent lorsqu'elles aidèrent Homère à chanter... [Lire la suite]
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23 septembre 2011

Plotin ou l'esthétique de la grâce.   (...) Le Beau est simple, et non composé, il ne résulte pas de l’agencement harmonieux de ses parties, mais du seul acte, pur et simple, de sa manifestation. C’est ainsi que la beauté musicale n’est pas engendrée par la consonance de ses parties, puisque un son isolé, par la seule excellence de son timbre, suffit à éveiller en notre âme la réminiscence de l’immortelle beauté ; ou bien encore que la beauté d’un tableau n’est pas l’effet de l’harmonieuse disposition de ses couleurs,... [Lire la suite]
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