23 novembre 2012

Cérès, Bacchus dans les mystères d'Eleusis servent d'aliment aux initiés, car Cérés c'est le pain même, et Bacchus c'est le vin._______Note : Et dans le Christianisme le Sauveur sur le point de mourir pour les siens leur donne pour aliment et pour breuvage sa chair et son sang. Ce fut aussi la pensée de l'Eucharistie chrétienne que la substance qui devait préparer pour l'immortalité la vie des créatures n'était autre que le créateur. Et cette substance n'était autre en définitive que l'amour, dont c'est la nature même de se... [Lire la suite]
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30 septembre 2012

Ravaisson insiste avec Aristote sur une idée d'activité de l'Etre, d'une définition de l'Etre comme énergie. Ce qui nous permet d'approcher l'Etre, ce n'est pas le langage mathématique, ce n'est pas la discontinuité qu'impose arbitrairement la quantité au réel qu'elle fragmente, c'est au contraire le geste qui explique cette continuité du réel, le geste créateur, l'énergie et l'action qui sont à sa source. C'est ainsi seulement que l'on peut percer ce plafond que la philosophie kantienne infligeait à la métaphysique, condamnée à la... [Lire la suite]
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28 septembre 2012

Il y a pour Ravaisson une pensée souple et une pensée rigide. La pensée souple dépasse les limites de la distinction, elle est sensible aux simillitudes, proximités, analogies. La confusion au sens positif, le dépassement des frontières sont ses marques. Elle est capable d'identifier la mélodie commune qui relie les phénomènes a priori sans lien. Elle identifie la manière dont les réalités dérivent les unes des autres. (...) Pascal effleure la question centrale de la grâce, qui pourtant paraît dans le strict prolongement de cette... [Lire la suite]
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27 septembre 2012

L'art est susceptible d'engendrer le rythme, de rendre sensible la palpitation des choses. Ainsi les lignes serpentines qui parcourent les esquisses préparatoires de tableaux de Léonard montrent-elles le surgissement de la forme à partir d'un chaos graphique. La notion de rythme traverse l'ensemble de la philosophie de Ravaisson et établit un lien entre les différentes sphères de l'existence humaine : des rythmes naturels propres aux vivants aux rythmes produits par les hommes, dans l'habitude ou dans l'art,... [Lire la suite]
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26 septembre 2012

L'habitude est cette descente dans l'intimité obscure, descente au coeur même de l'organisation, plongée au coeur de la vie. L'habitude est repli. L'usage de ce terme par Ravaisson est lié à l'avancée dans l'intériorité, l'avancée dans les profondeurs du sujet, à un mouvement d'intériorisation , compris comme retour à une naturalité essentielle. Ce mouvement d'intériorisation est le mouvement de l'esprit qui tend à retrouver l'élan naturel, à coïncider de nouveau avec lui par le repli dans l'intimité. (...) Ce que décrit l'habitude,... [Lire la suite]
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13 septembre 2012

L'habitude et la grâce

Non seulement les mouvements que l'habitude soustrait graduellement à la volonté ne sortent pas par cela même de la sphère de l'intelligence pour passer sous l'empire d'un mécanisme aveugle, mais ils ne sortent pas de la même activité intelligente où ils avaient pris naissance. Une force étrangère ne vient pas les diriger; c'est toujours la même force qui en est le principe, mais qui s'abandonne de plus en plus à l'attrait de sa propre pensée. C'est la même force qui, sans rien perdre d'ailleurs de son unité supérieure dans sa... [Lire la suite]
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20 janvier 2011

Note sur l'expression de la grâce chez Ravaisson

Ajoutons enfin que l’ondulation développée par le dédoublement, l’onde soulevée qui s’abaisse, comme en s’abandonnant, est par excellence la ligne de la grâce, maximum de la beauté à laquelle tend, autant que sa nature le comporte, toute espèce ; et, si elle est la ligne de la grâce, c’est qu’elle est surtout, dans le second des deux moments de l’onde, l’expression naturelle de l’abandon et de l’abnégation essentiels à l’amour. Les mouvements de grâce suprême, expression des affections douces, sont évidemment ceux que Léonard a... [Lire la suite]
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18 janvier 2011

Expression de la grâce chez Ravaisson

Une expression de la grâce se « trouve dans les vibrations qu’on attribue à la lumière, une autre plus évidente dans l’ondulation des vagues, une autre dans la marche des animaux, mais surtout du serpent qui, n’ayant de membres qu’en puissance, se déplace par des mouvements alternatifs, et par suite sinueux, de tout son corps, mouvements sensibles encore, quoique à demi dissimulés, dans la démarche humaine, la seule capable de toute grâce. Du mouvement la loi s’étend aux formes. Toute forme, a dit Michel Ange, est... [Lire la suite]
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17 janvier 2011

Seconde définition de la grâce chez Ravaisson

Il est dans les formes et les mouvements des vivants un trait essentiel qu’accusent les grands maîtres de l’art et qui, ainsi prononcé, jette du jour sur toute la méthode de la nature. Ce caractère est l’ondulation. Le principe en est le mouvement par lequel toute chose, en son développement, descend en se dédoublant à une image d’elle-même, mouvement répété, coupé d’intermittences ; de là les vibrations, battements, palpitations qui dans des fluides en mouvement deviennent les ondes. Les ondes sont particulièrement... [Lire la suite]
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16 janvier 2011

Définition de la grâce chez Ravaisson

(…) [E]urythmie. Rythme c’est nombre et eu, ou bien, signifie que c’est chose qui s’estime par sentiment plutôt que par jugement. Le mouvement qui fait bien et qu’apprécie la sensibilité, c’est la grâce. Vie, nombre, grâce, c’est ce qui fait véritablement, en la parfaisant, la beauté. Et c’est ce que la nature montre plus que partout ailleurs dans la figure humaine. La grâce relève du sentiment et elle l’exprime. Elle exprime proprement les sentiments de l’ordre le plus élevés, qui sont les affections ... [Lire la suite]
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