Claire Obscurité

11 novembre 2016

Merry Mary


A Marie-Christine


Le langage du coeur
Est le coeur du langage

Le coeur du langage
Est le coeur du silence
Qui palpite en secret

Comme l'étoile d'argent
Brille au firmament vide

Etincelle éternelle
Vivifiée par le feu

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06 août 2016

A A.M.

Libellule bleue
Sur la Seine paresseuse
Nuages flottants

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01 août 2016

THE SAME OLD STORY


To Hidekazu Imashige

 

 

so many things forgotten



and the air and the wind

and the sigh of the world in your heart


and the sea blue inside

and the leaves of the sun


the unsaid the unseen

and the so tiny light


and the sand and the shores

and the moonlight beam


so many and so few

in the ray honey dew

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09 juillet 2016

Le premier Dieu demeure en lui-même ; il est simple, parce que, concentré tout entier en lui-même, il ne peut subir aucune division. Le second Dieu est un en lui-même, mais il se laisse emporter par la matière, qui est la dyade ; s’il l’unit, elle le divise, parce que la nature de la matière est de désirer et d’être dans un écoulement continuel. Tant qu’il contemple l’Intelligence, il demeure immobile en lui-même ; mais, lorsqu’il abaisse ses regards sur la matière et qu’il s’en occupe, il s’oublie lui-même : il s’attache au sensible, il l’orne et il contracte quelque chose des qualités de la matière avec laquelle il a désiré entrer en rapport... Le premier Dieu ne remplit aucune fonction démiurgique ; il est seulement le père du Démiurge. Si, examinant la question du Démiurge, nous affirmons que le premier Dieu préexiste et que c’est ainsi qu’il peut exercer un pouvoir suprême, ce début n’aura rien que de convenable. Si, au lieu de nous occuper du Démiurge, nous cherchions à déterminer la nature du premier Dieu, je n’oserais aborder un pareil sujet. Je le passerai donc sous silence et je prendrai un autre début pour mon discours. Mais auparavant, nous ferons la déclaration suivante : le premier Dieu [le premier Un] ne fait aucune œuvre et il est vraiment Roi, tandis que le Dieu qui gouverne tout, en parcourant le ciel, n’est que Démiurge [le deuxième Un]. C’est pourquoi nous participons à l’Intelligence (to noêton) quand elle descend et se communique à tous les êtres [le Troisième Un, comme Âme du monde ou cosmos ou étincelles de Dieu ?] qui peuvent la recevoir. Pendant que Dieu [le Démiurge] nous regarde et se tourne vers chacun de nous, il arrive que la vie et la force se répandent dans nos corps échauffés de ses rayons ; mais, s’il se retire dans la contemplation de soi-même, tout s’éteint, tandis que l’intelligence continue de vivre et jouit d’une existence bienheureuse.... Il y a le même rapport entre le premier Dieu et le Démiurge qu’entre celui qui sème et celui qui cultive. L’un, étant la semence de toute âme, répand ses germes dans toutes les choses qui participent de lui. L’autre, en législateur, cultive, distribue et transporte dans chacun de nous les semences qui proviennent du premier Dieu.

 Numénius, fragment 11

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30 juin 2016

FREDERIC


Il est faible et peu riche
Il se love en la niche
Du petit, du vert et du tendre
Il n'est presque pas là
Car il n'a rien à vendre

Doux est son clair éclat
Car jamais il ne lutte
Il veut juste exister
La bonté est son but
Au sourire attristé

Sa voix se mêle au vent
Et son regard aimant
Ira vous contempler
Son soleil incomplet
Est un simple mystère

Il est d'un coeur sincère
 

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27 juin 2016

SAMUEL SAADA, WHO GO THE PROMISE LAND

You, whom inflame the heavy fire of memories
You smile to oblivion to decimate flames
Huge and alive ear who goes down into the evening
On established rhythms of the beloved flowers

*

There is only one sea one gone sun
And only one bitter orange scattered over on the path
Only one heart enormous and who beats hard
Red heart and vanquisher of the life , of the death

*

And you, Sam ace Saada, you'll  be gone, soon
Your glibness who boasted vanished in zephyr
For you cross and crescent merge into the star
Everything goes growing on the invisible web

*

You want to see the unknown hear the unutterable
Have the fineness vibrating and sing the unseen
For there is for you only one world who danses
And only one law: the love in flamboyance

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26 juin 2016

SAMUEL SAADA, QUI PARS EN TERRE PROMISE





Toi qui, tel, avives
Le feu lourd de la mémoire

Tu souris à l'oubli
Aux flammes décimées

Oreille immense et vive
Qui descend dans le soir

Sur les rythmes établis
Des fleurs bienaimées

               *

Il n'y a qu'une mer
Qu'un soleil en allé

Et qu'une orange amère
Parsemée en l'allée

Il n'y a qu'un seul coeur
Enorme et qui bat fort

Coeur rouge et vainqueur
De la vie, de la mort

               *

Et toi, Sam as Saada
Tu vas bientôt partir

Ton bagout qui bada
S'éloigna en zéphyr

Pour toi croix et croissant
Se résorbent en l'étoile

Tout s'en va en croissant
Sur l'invisible toile

               *


Tu veux voir l'inconnu
Ecouter l'indicible

Faire vibrer le ténu
Et chanter l'invisible

Car il n'y a pour toi
Qu'un seul monde qui danse

Et qu'une seule loi:
L'amour en flamboyance. 



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14 juin 2016

Il ne restera
Que
La pierre nue

Que
Le sable

Que
L'eau
de
Mer







There will only be
The naked stone

Only
Sand

Only
Sea
Water

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Sur le thé vert
Concrétions phosporescentes
D'icebergs plats

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12 juin 2016

"Je crois que le noir est une lumière pure et que le blanc est obscur, étant négation; le noir étant profond sa puissance de radiation est par moment voisine du feu. Mais nous ne sommes encore qu'à l'échafaudage, il y a au-delà, et par ces moyens, la vie à traduire, et son mystère total, violent."

(André Marchand)

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