Claire Obscurité

22 février 2017

BORD DE POEME II

Certaines lumières éteintes
Eclairent :

Que voir ?

Lieux
Cieux
Plus lumineux

S'éclairent
Strates étales

Recoins et encognures du passé

Espaces mêmes sujets
Des intempéries

Zone
Aucune
Lumières
Lumière

Plus allumé
Le pas clair

Choses éteintes,
En l'homme
Subrepticement ouvert

Lumière dépouillée
Et les lumières éteintes

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16 février 2017

Evangile de Yeshouah selon Manu, prêtre dudeiste

Y. était un jeune rebeuh disciple de Yoan, son cousin. Lorsque ce dernier l'eut baptisé, il vécut la résurrection, expérience mystique qui consiste en l'union avec la nature éternelle. Ainsi devenu maître, il multiplia les pains, ce qui veut dire qu'il eut beaucoup de disciples, et leur transmit l'amour divin qui est le vin. Il marcha sur l'eau, ce qui veut dire qu'il alla aussi loin que l'on pouvait aller dans la conscience. Il fut l'épée qui tranche le nœud gordien du mental de ses disciples.

La cène est comme le banquet, une séance de transmission mystique où Y. est l'éveillé qui éveille la conscience par l'amour.

Comme Socrate, Y. se heurta aux méchants. Il demanda à son disciple préféré, Judas, de le livrer. Judas obéit car il pensait que Y. ferait un miracle et se sortirait de ce mauvais pas. Il n'en fut rien. Judas, cet excellent disciple, se suicida.

Y., une fois mort, continua d'agir en esprit par la voie de ses disciples vivants. Chaque messe était en réalité une séance de transmission mystique par laquelle les disciples recevaient l'amour. C'est ainsi que resplendit pendant les trois premiers siècles le christianisme intégral. Alleluiah mon frère!

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22 janvier 2017

Tu

A R.L.A., L.S. et J.C.

Tu es la bouche immense
Par qui va le silence

Tu es le sourire d'or
En lequel je m'endors
Tu es le rire sans fin
Qui efface l'hier
L'insensible parfum
Qui s'enfuit vers la mer

Tu es le corps sans corps
Et l'amour sans l'amer

Tu es des trois la seule
Qui demeure en ce monde

Tu es emplie de fantômes
Qui te font vivre en fin
Sur la route inouïe
Et qui n'a pas de fin
Et qui s'achève alors
Sur l'absence présente
De l'or à profusion

Tu es le vent qui va
La courbure de la vague
Tu es l'oubli et le deçà
Et la blessure de la dague

Tu es l'ove du visage
Le rêve d Eve indéfini
L'invariable variation
L'orbe toujours épanoui
La boucle inversée
De la nuit
Tu es le ciel
Tu es le bleu
Tu es le miel
Si merveilleux
Tu es la ligne 
Et tu es l'onde
Tu es l'infime
Qui inonde
Tu es l'isthme
Au creux du rythme
Tu es la branche qui balance
Tu es la feuille de l'intime
Et l'oeil ouvert de l'inconnu

Tu es la lance de la transe
Tu es l'oubli et le pardon
Tu es l'aurore qui confond

Tu es le noir du disparu
Sur le fond de la lumière

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16 janvier 2017

Sur le portrait de Mallarmé par Manet



Le regard du poète s'absente. Il a suivi le mouvement du corps. La main gauche est glissée dans la poche.

C'est la suspension du temps, comme la fumée du cigare se dissipe imperceptiblement.

Il est là. Sa silhouette se découpe sur le mur tapissé de soie chinoise.

Le majeur droit pointe le livre.

Quel est le mot?

Où se niche le silence?

Son poème à venir est comme la fumée fugace.

Tout doit disparaître.

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15 janvier 2017

Assise
Parmi les herbes
Couronnées d'épis verts

Tu vis
Allongée au vent
Assoupie

Au rythme
Du sommeil

Allongée
Près l'infime
Infini

Sur ton visage d'or
Un sourire

Comme un orbe
Variant
A demi effacé

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11 novembre 2016

Merry Mary


A Marie-Christine


Le langage du coeur
Est le coeur du langage

Le coeur du langage
Est le coeur du silence
Qui palpite en secret

Comme l'étoile d'argent
Brille au firmament vide

Etincelle éternelle
Vivifiée par le feu

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06 août 2016

A A.M.

Libellule bleue
Sur la Seine paresseuse
Nuages flottants

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01 août 2016

THE SAME OLD STORY


To Hidekazu Imashige

 

 

so many things forgotten



and the air and the wind

and the sigh of the world in your heart


and the sea blue inside

and the leaves of the sun


the unsaid the unseen

and the so tiny light


and the sand and the shores

and the moonlight beam


so many and so few

in the ray honey dew

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09 juillet 2016

Le premier Dieu demeure en lui-même ; il est simple, parce que, concentré tout entier en lui-même, il ne peut subir aucune division. Le second Dieu est un en lui-même, mais il se laisse emporter par la matière, qui est la dyade ; s’il l’unit, elle le divise, parce que la nature de la matière est de désirer et d’être dans un écoulement continuel. Tant qu’il contemple l’Intelligence, il demeure immobile en lui-même ; mais, lorsqu’il abaisse ses regards sur la matière et qu’il s’en occupe, il s’oublie lui-même : il s’attache au sensible, il l’orne et il contracte quelque chose des qualités de la matière avec laquelle il a désiré entrer en rapport... Le premier Dieu ne remplit aucune fonction démiurgique ; il est seulement le père du Démiurge. Si, examinant la question du Démiurge, nous affirmons que le premier Dieu préexiste et que c’est ainsi qu’il peut exercer un pouvoir suprême, ce début n’aura rien que de convenable. Si, au lieu de nous occuper du Démiurge, nous cherchions à déterminer la nature du premier Dieu, je n’oserais aborder un pareil sujet. Je le passerai donc sous silence et je prendrai un autre début pour mon discours. Mais auparavant, nous ferons la déclaration suivante : le premier Dieu [le premier Un] ne fait aucune œuvre et il est vraiment Roi, tandis que le Dieu qui gouverne tout, en parcourant le ciel, n’est que Démiurge [le deuxième Un]. C’est pourquoi nous participons à l’Intelligence (to noêton) quand elle descend et se communique à tous les êtres [le Troisième Un, comme Âme du monde ou cosmos ou étincelles de Dieu ?] qui peuvent la recevoir. Pendant que Dieu [le Démiurge] nous regarde et se tourne vers chacun de nous, il arrive que la vie et la force se répandent dans nos corps échauffés de ses rayons ; mais, s’il se retire dans la contemplation de soi-même, tout s’éteint, tandis que l’intelligence continue de vivre et jouit d’une existence bienheureuse.... Il y a le même rapport entre le premier Dieu et le Démiurge qu’entre celui qui sème et celui qui cultive. L’un, étant la semence de toute âme, répand ses germes dans toutes les choses qui participent de lui. L’autre, en législateur, cultive, distribue et transporte dans chacun de nous les semences qui proviennent du premier Dieu.

 Numénius, fragment 11

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30 juin 2016

FREDERIC


Il est faible et peu riche
Il se love en la niche
Du petit, du vert et du tendre
Il n'est presque pas là
Car il n'a rien à vendre

Doux est son clair éclat
Car jamais il ne lutte
Il veut juste exister
La bonté est son but
Au sourire attristé

Sa voix se mêle au vent
Et son regard aimant
Ira vous contempler
Son soleil incomplet
Est un simple mystère

Il est d'un coeur sincère
 

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