04 février 2018

(...) Le monde intérieur désigne la réalité spirituelle d'univers suprasensibles qui, en tant que réalité spirituelle, est celle qui cerne et enveloppe la réalité du monde extérieur. Un penseur shî'ite comme Qâzî S'aîd Qommî insiste particulièrement sur ce paradoxe : dans les cercles d'univers spirituels, à la différence de ce qu'il en est dans les cercles matériels, c'est le centre qui «entoure» la périphérie. « Sortir » de ce que nous appelons communément le monde extérieur est une expérience non pas « subjective », mais aussi «... [Lire la suite]
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09 juin 2013

La traduction que nous offre Michel Attali du Portail des cieux (plutôt que Porte du ciel pour traduire le titre original de Puerta del cielo [1]) de R. Abraham Cohen de Herrera (1562-1635 [2]) constitue en soi un petit événement. L’ouvrage représente en effet, avec la Maison de la Divinité (ou Casa de la Divinidad [3]), l’un des deux principaux ouvrages d’Abraham Cohen de Herrera dont l’œuvre n’avait encore jamais été traduite en français et reste encore largement méconnue non... [Lire la suite]
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17 mars 2013

"Quand [les Stoïciens] disent que toutes les choses sont des corps, ils veulent dire que toutes les choses se définissent par tonos, l’effort contracté qui définit la chose. L’espèce de contraction, la force embryonnée qui est dans la chose, si vous ne la trouvez pas, vous ne connaissez pas la chose. Ce que Spinoza reprendra avec l’expression, «qu’est-ce que peut un corps?» Autre exemple. Après les stoïciens, au début du christianisme, se développe un type de philosophie très extraordinaire: l’école néo-platonicienne. Le préfixe... [Lire la suite]
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21 octobre 2012

A la source, à la vitesse de la lumière

  Gilles Deleuze - 2 décembre 1980 - Sur les vitesses de la pensée Des vitesses de la pensée - (...) ce problème des vitesses de la pensée et de l’importance de ces vitesses chez Spinoza, du point de vue de Spinoza lui même. Et je disais après tout, l’intuition intellectuelle - ce que Spinoza présentera comme l’intuition du troisième genre de connaissance, - c’est bien une espèce de pensée comme éclair. C’est bien une pensée à vitesse absolue. C’est à dire qui va à la fois le plus profond et qui embrasse, qui a une... [Lire la suite]
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07 juillet 2011

Le chant de la perle

Le chant de la perle, c'est là le titre, on le sait, d'un poème gnostique appartenant aux manuscrits de Nag Hammadi qui raconte l'ascension de l'âme tombée sur terre comme une étincelle échappée du foyer primordial ; parcelle d'un feu, d'une lumière dont elle conserve l'éclat. Si je songe à cette référence, si je l'adopte pour formule regroupant tout ce que me suggère l'incomparable Bréviaire de l’éternité de Jean-Clet, c'est surtout pour sa belle frappe, et non pour la doctrine que le poème illustre et qui repose, on ne l'ignore pas... [Lire la suite]
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29 décembre 2010

Pythagore, de la pensée du rapport au rapport de la pensée « Nam id, quod in se unum est, multiplex esse imaginantur homines »    (Tractatus de Intellectus Emendatione, Bernard Spinoza/ Baruch Pautrat, p.40-41). "Il semble bien aussi que Pythagore apporta en Grande-Grèce la cosmologie milésienne ; il enseignait, comme Anaximène, que le monde était plongé au sein d’un air infini ; de cet infini, il absorbe, par une sorte de respiration, les parties les plus proches, qui, entrées en lui,... [Lire la suite]
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25 décembre 2010

Idées...

"Les idées dont elles sont faites ne sont pas les inertes matériaux d’un édifice mental qui pourrait être démoli et dont les matériaux pourraient être tels quels remployés dans d’autres con­structions ; ce sont des germes qui veulent se développer ; elles pré­tendent être un « bien capable de se communiquer [1] ". [1] SPINOZA, De emendatione intellectus, début. (E. Bréhier, ibidem, p.35)
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15 décembre 2010

Einstein et Spinoza (22 septembre 1932)

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09 décembre 2010

Dieu et le langage

A D.B., R.L., B.P., A.G. et M.R." (...) Déjà Brice Parain avait dit: "Ce n'est pas l'objet qui donne sa signification au signe, mais le signe qui nous impose de nous figurer un objet de sa signification.(note 2., B. Parain, Recherches sur la nature et les fonctions du langage, p.73) Ce qui revient à dire, dans les deux cas, que c'est le langage lui-même qui nous donne l'illusion d'être un système de signes intermédiaire entre notre pensée et les objets. Nous découvrons cette illusion lorsque nous nous apercevons que nous ne... [Lire la suite]
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26 novembre 2010

Spinoza, faille du langage?

 "La nécessité spinoziste résulte de l’identité de la réalité et de la vérité, c’est à dire de la réalité essentielle et des formules qui l’expriment adéquatement. La fissure qui affaiblit le système, par où la contingence y pénètre, se situe entre les idées et le langage. Comment, en effet, concilier cette théorie de l’adéquation du langage aux idées vraies avec la théorie selon laquelle 'le fini est en réalité une négation partielle' et 'toute détermination est négation' ? Notre langage n’est-il pas une figure et une... [Lire la suite]
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